
À Oran, une nouvelle usine de smartphones entre officiellement en production
L’industrie algérienne du smartphone franchit une nouvelle étape à Oran. Implantée dans la zone industrielle d’Es-Sénia, l’usine de la société STI (Smart Technology and Innovation), spécialisée dans les technologies modernes et notamment dans la fabrication et l’assemblage de téléphones intelligents, a été officiellement inaugurée et mise en service. Réalisé en partenariat avec la marque internationale





L’industrie algérienne du smartphone franchit une nouvelle étape à Oran.
Implantée dans la zone industrielle d’Es-Sénia, l’usine de la société STI (Smart Technology and Innovation), spécialisée dans les technologies modernes et notamment dans la fabrication et l’assemblage de téléphones intelligents, a été officiellement inaugurée et mise en service.
Réalisé en partenariat avec la marque internationale Vivo, le projet s’inscrit dans la dynamique de développement de la production nationale et de renforcement de la souveraineté technologique.
Une infrastructure industrielle désormais opérationnelle
Ainsi, le wali d’Oran, M. Brahim Ouchène, a procédé à l’inauguration et à la mise en service de cette nouvelle unité industrielle située au cœur de la zone industrielle d’Es-Sénia. Cette installation vient concrétiser un projet qui était encore, quelques semaines auparavant, en phase de préparation avant son entrée officielle en exploitation.
S’étendant sur une superficie de 7 000 mètres carrés, l’usine dispose actuellement de deux lignes de production opérationnelles, avec une capacité estimée à 2 000 smartphones par jour. À terme, cette capacité pourra atteindre environ 6 000 appareils quotidiennement, confirmant ainsi les ambitions industrielles du projet.
Un partenariat tourné vers le transfert technologique
Par ailleurs, l’unité, portée par la société STI en partenariat avec la marque mondiale vivo, s’inscrit dans une logique de développement des technologies modernes et de consolidation des capacités industrielles locales. Lors d’une précédente visite effectuée en juin dernier, le projet avait notamment été présenté comme une illustration de la volonté de développer une production locale dans le secteur des équipements électroniques.
Cette orientation revêt une importance particulière dans un marché marqué par une forte demande en téléphones intelligents. Elle participe également à la démarche engagée par les pouvoirs publics pour encourager l’investissement productif et réduire progressivement la dépendance aux importations, tout en favorisant l’introduction de technologies et de savoir-faire nouveaux.
Jusqu’à 600 emplois directs à terme
Sur le plan socio-économique, l’entrée en service de l’usine devrait également générer des retombées significatives pour la wilaya d’Oran. La nouvelle unité emploie actuellement près de 200 travailleurs, avec une perspective de montée en puissance progressive pouvant porter les effectifs à 600 emplois directs.
En outre, le projet devrait contribuer à la création de plus de 1 200 emplois indirects, renforçant ainsi son impact sur l’écosystème économique local et sur les activités liées à l’industrie électronique, à la logistique, à la distribution et aux services associés.
Un nouvel élan pour le « Made in Algeria »
Dans cette perspective, cette réalisation vient renforcer le positionnement d’Oran comme l’un des pôles industriels et technologiques émergents du pays. Avec une capacité appelée à tripler pour atteindre 6 000 smartphones par jour, l’usine dispose d’un potentiel susceptible de contribuer à l’élargissement de l’offre produite localement.
Enfin, ce projet s’inscrit dans une orientation plus large des pouvoirs publics en faveur de la production nationale de smartphones. Lors d’une réunion tenue le 6 mars 2025, le Gouvernement avait examiné un exposé consacré au marché national des smartphones et aux mesures destinées à encourager leur production en Algérie, tout en accordant une attention particulière aux exigences liées à la cybersécurité.
L’entrée officielle en service de l’usine d’Es-Sénia constitue ainsi une nouvelle concrétisation de cette orientation, en associant production locale, création d’emplois, développement industriel et transfert technologique, avec l’ambition de faire émerger progressivement une industrie électronique nationale plus compétitive.



