
Algérie : Grâce présidentielle accordée à plus de 5 000 détenus par Abdelmadjid Tebboune
En ce mercredi 22 juillet 2026, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé deux décrets présidentiels portant sur des mesures de grâce et de libération conditionnelle. Ces décisions bénéficient à plus de 5 000 détenus, tout en accordant une attention particulière aux diplômés des examens nationaux. Plus de 5 000 personnes graciées et
En ce mercredi 22 juillet 2026, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé deux décrets présidentiels portant sur des mesures de grâce et de libération conditionnelle.
Ces décisions bénéficient à plus de 5 000 détenus, tout en accordant une attention particulière aux diplômés des examens nationaux.
Plus de 5 000 personnes graciées et des mesures pour les diplômés
Le premier décret signé par le chef de l'État concerne l'octroi d'une grâce présidentielle au profit de plus de 5 000 personnes condamnées pour des crimes de droit commun, selon un communiqué officiel diffusé par la Présidence de la République.
Parallèlement, une seconde mesure forte a été actée à l'attention des détenus engagés dans un parcours d'éducation ou de formation. Ce second décret présidentiel prévoit la libération des détenus ayant obtenu avec succès :
Le Brevet d’enseignement moyen (BEM) ou le Baccalauréat (session 2026) ;
Un diplôme de la formation professionnelle ou artisanale ;
Un diplôme d’études universitaires au cours de l'année 2026.
Les exceptions : Quels détenus sont exclus de la grâce présidentielle ?
Afin de garantir la sécurité publique et le respect de l'État de droit, la Présidence de la République a clairement précisé les critères d'exclusion. La grâce présidentielle ne s'applique pas aux individus condamnés pour des infractions graves.
Atteintes à la sûreté de l'État et crimes de sang
Sont catégoriquement exclus de cette mesure :
Les actes de terrorisme et d'espionnage ;
Les crimes d'homicide ;
Les complots contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national.
Crimes contre les personnes et sécurité publique
La grâce ne profite pas non plus aux auteurs de :
Violences volontaires (coups et blessures entraînant une invalidité) ;
Enlèvements, viols et actes indécents ;
Agressions physiques ou matérielles ciblant les mineurs ;
Trafic d’êtres humains ou d'organes ;
Activités liées aux gangs de quartier et incendies volontaires.
Infractions financières, administratives et agressions institutionnelles
Enfin, les exclusions touchent également :
La contrefaçon de documents officiels et publics ainsi que le plagiat ;
Les agressions physiques ou verbales visant le personnel de santé, les fonctionnaires publics et les institutions de l'État.



