
L'Algérie ne figure pas parmi les principaux foyers de réseaux « Botnet » identifiés sur le continent africain en 2025. C’est l’un des enseignements clés du dernier rapport d’évaluation des cybermenaces en Afrique, publié par l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) à partir des données techniques fournies par FortiGuard Labs. Une présence marginalisée Contrairement à
L'Algérie ne figure pas parmi les principaux foyers de réseaux « Botnet » identifiés sur le continent africain en 2025.
C’est l’un des enseignements clés du dernier rapport d’évaluation des cybermenaces en Afrique, publié par l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) à partir des données techniques fournies par FortiGuard Labs.
Une présence marginalisée
Contrairement à plusieurs nations africaines fortement touchées par la prolifération des réseaux de machines zombies, l'Algérie se maintient hors de la zone d'alerte majeure.
Angola : 37,95 % des détections recensées.
Cameroun : 23,89 % des détections (avec un pic à 40,5 millions de cas).
Afrique du Sud : 9,12 %.
Kenya : 7,78 %.
Ghana : 6,29 %.
À eux seuls, l'Angola et le Cameroun concentrent plus de 60 % des détections de Botnets du continent. L'Algérie, quant à elle, n'apparaît pas avec une part individuelle et se trouve reléguée dans la catégorie globale « Autres » (7,08 %). Si ce constat impose la prudence, il traduit néanmoins un niveau d'exposition nettement inférieur à celui des pays leaders du classement.
Botnets : Anatomie d'une menace grandissante
Un réseau Botnet regroupe des appareils connectés (ordinateurs, smartphones, routeurs) infectés par des logiciels malveillants et contrôlés à distance par des piratages coordonnés.
Ces infrastructures criminelles servent de levier pour exécuter des attaques d'envergure, diffuser des rançongiciels, dérober des identifiants confidentiels ou compromettre de nouveaux systèmes. Des variantes redoutables telles que Mirai, Mozi, Sliver, Phorpiex, Prometei, Andromeda et SystemBC ont été activement identifiées sur le territoire africain.
L'impact économique des Cyberattaques en Afrique
L'enjeu dépasse le cadre strictement technique pour impacter l'économie globale du continent, où la numérisation des services financiers et des administrations augmente la surface d'attaque.
IndicateurAnnée 2024Année 2025Pertes cyber signalées192 millions $\vert{} 484 millions$Nombre de victimes identifiées35 00087 000Coût direct estimé (Interpol)—5 milliards $
Intelligence artificielle et vigilance numérique
Le rapport d'Interpol souligne également l'usage croissant de l'intelligence artificielle par les cybercriminels, impliquée dans environ 55 % des attaques répertoriées en 2025.
Face à des menaces sophistiquées, l'absence de l'Algérie parmi les principaux foyers d'infection constitue un signal encourageant. Elle offre au pays un contexte favorable pour intensifier la prévention, former les acteurs du secteur et consolider la protection de ses infrastructures numériques critiques.



